Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Choucri, s’est entretenu hier vendredi avec Naledi Pandor, ministre sud-africaine des Relations internationales et de la Coopération en marge des réunions du Conseil exécutif de l’Union Africaine, dans la capitale éthiopienne, Addis-Abeba.
Les deux chefs de la diplomatie ont parlé du développement harmonieux de leur coopération bilatérale et examiné l’ensemble des questions liées au continent africain et à la région, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Ahmed Hafez.
Le ministre Choucri a souligné le fait que l’Egypte tient à promouvoir ses relations avec l’Afrique du Sud, et a exprimé son appréciation pour la visite du chef de l’Etat sud-africain au Caire en décembre dernier, soulignant que cette visite avait contribué au renforcement des liens fraternels et historiques entre les deux pays, sur le plan bilatéral, mais aussi sur le plan continental et international, compte tenu du poids dont jouissent l’Egypte et l’Afrique du Sud et de leur souci commun vis-à-vis des préoccupations de l’Afrique.
Les deux ministres des Affaires étrangères ont de même convenu de promouvoir leurs échanges commerciaux, afin de soutenir les investissements de part et d’autre dans les domaines des infrastructures et de l’énergie notamment suite à l’entrée en vigueur de la zone de libre-échange continentale (Zlecaf).
M. Choucri et Mme Pandor se sont de même mis d’accord sur l’importance de poursuivre la coordination sur les divers sujets intéressant l’Union Africaine, avec en tête la réforme structurelle et le Fonds pour la paix. A cet égard, le ministre égyptien a indiqué que l’Egypte est prête à accorder toute l’assistance nécessaire à l’Afrique du Sud en sa qualité de future présidente de l’Union Africaine.
L’Etat égyptien est également prêt à coopérer avec l’Afrique du Sud pour achever le projet routier Le Caire-Cape Town dont les retombées seraient d’une grande importance sur l’établissement de projets de développement dans le continent africain.
Les deux chefs de la diplomatie ont également examiné l’évolution du dossier du Barrage éthiopien de la renaissance, et la percée dont témoignent les négociations grâce à la bonne volonté de l’Egypte qui souhaite effectivement parvenir à un accord concernant les modalités de remplissage et de fonctionnement du barrage de sorte à servir les intérêts éthiopiens sans pour autant nuire à ceux de l’Egypte.